Pension alimentaire

Certains « amis » du cercle très proche de Momo le king ont reçu, le 19 novembre, un sms les invitant à aller lire la page 4 de la N.R, Pravda locale. Pour ceux qui ne la lisent jamais – ils sont nombreux – la page 4 c’est la page des « faits div » : procès, arrestations, accidents de la route, cambriolages, contrôles routiers bref : la bonne putasserie qui fait vendre.

Or ce 19 novembre-là, en page 4 de la Nounou, s’étalait sur 4 colonnes – excusez du peu – le récit du procès en correctionnelle d’un maire du département rattrapé avec des arriérés de pension alimentaire non versée à la mère de sa fille (aujourd’hui âgée de 15 ans). L’homme est maire de Villedieu-le-Château, au fin fond du département. 400 âmes dans le bourg. J-Y Narquin (c’est son nom) n’est pas un inconnu : frère de Roselyne Bachelot-Narquin, il s’est illustré dans un passé récent aux legislatives 2012 sur la même circonscription que le Seigneur du Vendômois, prince du Perche. Outrage suprême, il l’avait fait épingler pour avoir diffusé dans la presse locale des placards de pubs pour la collectivité territoriale dont il est le président, avec sa trombine en photo (début 2012). En pleine période de réserve – les législatives approchaient – il avait été invité à rembourser de ses deniers les dites pubs, qui avaient été payées par la collectivité. Gageons que ce vieux renard des surfaces avait gardé dans un coin de sa mémoire une revanche à prendre sur Narquin le fêlon. Soutenu par le « Rassemblement bleu marine » (FN), attaché parlementaire du député européen FN Bernard Monot, le maire de Villedieu-le-Château a en effet tout du diable infréquentable.

Et voilà que, sur un plateau, la justice lui amène sa tête payée au tribunal pour une affaire d’ordre privée : le non versement, pendant des années, de la pension alimentaire qu’il devait à sa fille et son ex-femme. Ce qui n’est pas bien, entendons-nous. Mais le pauvre bougre, croyant probablement ne jamais être démasqué, avait organisé son « insolvabilité » de façon à s’assurer qu’on ne pouvait pas lui réclamer les sommes. Sans avocat au tribunal le 18 novembre dernier – funeste 18 brumaire – il a écopé de 6 mois avec sursis et doit rembourser une somme conséquente. Bref. Passons. Affaire privée d’un homme sans doute pas très habile.

Mais n’est pas le diable en personne qui veut. Il fallait encore que certains dansent autour de son cadavre, comme des charognards à l’affût du sang à peine séché.

Franchement, c’est veule. Se réjouir d’un pareil coup, c’est la double peine. Mais c’est surtout aussi un coup à se demander si celui qui se gausse des malheurs de Narquin s’il les paie, lui, ses pensions alimentaires…  Car il en a trois – dont deux étudiants. Ca coûte cher les étudiants… Vous imaginez le tableau ? Saint-Momo avec des arriérés de pensions alimentaires ?

Ca vole bien bas, tout ça…

Publié dans : Affligeant |le 20 novembre, 2014 |Pas de Commentaires »

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