Grand Chambord : déjà deux morts

Il avait raison, Momo le roi des villes et des champs, début 2014, lorsqu’il avait monté cette cérémonie post-soviétique devant les grilles de la préfecture de Blois. Dénonçant le « tripatouillage » et le « charcutage » des cantons, 30 couronnes mortuaires aux couleurs nationales - payées aux frais du contribuable – avaient été accrochées sur les grilles au son d’une marche funèbre. Du grand art, du grand Momo, tout le monde était prié de s’incliner devant le talent de notre Patrick Sébastien de la politique locale. Il avait ensuite offert au préfet de l’époque, Gilles L., des ciseaux d’or du meilleur redécoupage des cantons pour qu’il les remette au premier ministre Manuel Valls. Applaudissements, rideau !

Un an après, il va pouvoir offrir une couronne mortuaire tricolore à son fidèle PML, Patrice Martin-Lalande, et à son binôme féminin Édith Bresson (à une consonne près !), qui viennent de décrocher de leur candidature aux élections départementales de mars prochain, sur le canton – redécoupé donc – du « Grand Chambord ».

Bal tragique à Chambord : deux morts

Officiellement, PML est tombé malade, aux dires de son docteur qui lui aurait soufflé à l’oreille (c’est dans son communiqué officiel annonçant son retrait de candidature) : « si tu continues comme ça coco, ça va sentir le sapin dans pas longtemps. Le Palais Bourbon, tu peux continuer. Le Département : laisse tomber. » En plus d’un cabinet de docteur, il doit donc posséder une usine à sondages, car si ça ne ressemble pas à un alibi foireux digne d’un collégien qui ne veut pas aller en cours de sport se coltiner le nouveau prof, alors on veut bien manger les 30 couronnes mortuaires à Momo !

Et ça n’est pas tout : le binôme féminin – à ne pas confondre svp avec une « suppléante » – la sus nommée Édith Bresson, adjointe au maire de Neung-sur-Beuvron Guillaume le Prince de Sologne, jette l’éponge aussi. Sans doute parce que, infirmière libérale de son état, elle pourra mieux prodiguer soins et massages au nouveau souffrant de Sologne. Mais gare aux jalousies féminines, les épouses guettent ! Les biches solognotes n’aiment pas les cornes et donnent plutôt des coups de bois (que j’me chauffe)…

Pendant ce temps-là, l’actuel conseiller général du canton de Chambord doit se frotter les paluches. Inespéré pourrait-on dire, tant le triste sire est fade comme une purée mousseline sans sel, toujours à se faire cartonner la tronche dans les assemblées départementales par celui à qui il doit tout – y compris d’être chef de l’opposition – suivez mon regard.

Juste une mise au « Point »

Dans un récent article du « Point » où Momo se fait cirer les savates avec tout le talent qu’un journaliste plein comme une outre de pots-de-vin peut mettre dans un papier de complaisance, il évoque le « bleu de chauffe » que le candidat à sa propre succession devra enfiler sur son canton de Montoire-sur-le-Loir (ça aussi, c’est nouveau). Là bas, – bigre ! on en tremble pour lui ! – il devra affronter Jean-Yves Narquin, frère de la Roselyne « vue à la télé », et acoquiné au FN bleu Marine. Momo, jamais à court d’idées ni à esquiver les vrais débats, ne manque jamais une occasion d’appuyer courageusement là où ça fait mal pour le ‘pauvre’ maire de Villedieu-le-Château : ses déboires familiaux et judiciaires (il a organisé son insolvabilité pour éviter de payer une pension alimentaire, la justice l’a déjà condamné pour ça l’automne dernier). Avec l’aide du quotidien local « la nounou », qui en a quand même fait 4 colonnes excusez du peu (que fera-t-elle pour un serial killer ? Une édition spéciale probablement), il balance des sms pour inciter à lire l’article (merci pour la pub au passage, juste retour sur investissement diront les autres), et balance aussi son adversaire dans l’article du « Point », tout à la gloire passée, présente et future de Momo le roi des villes, et des champs.

Sauf si, ayant perdu son plus fidèle toutou de l’UMP lui permettant de ne pas trop passer pour un guignol au yeux d’un parti qui le prend surtout pour un bouffon, le canton-déjà-perdu-d’avance du Grand Chambord soit celui où il entende sonner l’hallali… Ça ne serait pas étonnant d’ailleurs, en vertu de la très forte concentration de gros gibier sur ce territoire, et de la forte densité de chasseurs.

Et après l’hallali : la curée. Pour le savoir, rendez-vous début avril, au 3e tour de ces élections départementales dont les électeurs se fichent comme d’un guigne, mais qui finalement pourrait prendre un tour plus croustillant… A défaut de savoir à quoi vont bien pouvoir servir les Départements dont on a annoncé la disparition en 2021.

 

Publié dans : Quel merdier... | le 5 février, 2015 |Pas de Commentaires »

Grillé, Peltier

Comme une biscotte, Guillaume le prince de Sologne, aura donc bernique à l’UMP ! Même pas un strapontin, comme son frère jumeau à mèche et brushing impeccables Geoffroy Didier. Même pas un taf de portier, même pas de voiturier, rien de rien on vous dit.

Ah ! Bordel de Zeus ! Ses efforts sont bien mal récompensés ! Lui qui se prépare – et nous gonfle – depuis si longtemps avec « Sarko », « Nicolas » (qu’il a au téléphone tous les jours paraît-il). Punaise c’est quand même dingue cette histoire… Et toutes ces violettes là, à quoi elles ont servies ? « Ni-co-las ! Ni-co-las ! Ni-co-las ! » hurlaient tous ces militants orphelins du saint Nicolas à la Ferté-Beauharnais en juillet dernier, avec Rachida en guest star (un peu sur le retour, quand même…).

La faute à quoi, finalement ? Son passé d’extrême droite ? Rhôôôô… Faut pas pinailler, si l’UMP se met à virer tous ceux suspectés de connivences avec le diable, il ne va pas rester beaucoup de monde, et ce n’est pas comme ça qu’ils obtiendront 500.000 militants…

La garde-à-vue ? Probable que ça ait compté, en tout cas c’est bien mal tombé (jeudi 11 décembre), en plein discernement du père supérieur pour les miettes de son parti machine de guerre (et à perdre, une fois de plus).

Il en fait trop ? Oui, c’est vrai, le prince Guillaume fait toujours la bourde de trop qui le démasque : il a les dents qui raient tellement le parquet, l’ex prof d’histoire-géo et fils à papa du marquis de Saintignon, que la terre battue de la cave en est toute défoncée.

Le plus rassurant, dans toute cette histoire, c’est que Sarko^- c’est une certitude - n’a pas changé d’un poil. Il est toujours aussi influençable par son point faible : le « point G », les femmes… Il y a eu Cécilia. Rachida. Christine. Michelle. Carla. Et tant d’autres. Désormais il y a NKM. Et quelle femme ! On l’imagine entourant de ses grandes guibolles la taille du petit président de l’UMP, pantalon en accordéon sur les chevilles, lui soufflant la fumée d’une clope à la tronche, en train de demander la tête (et le « reste ») du gendre idéal… « Si tu prends Peltier, fini la godriolle avec Nathalie, t’as compris nabot ? Fini la réflexologie plantaire à la Georges Tron sur tes petits petons ! » Ah ! ça a du le chambouler cette funeste perspective !

Et vlan ! Grillé, Peltier ! Go to the Sologne, chez les ploucs, pour aller inaugurer les chrysanthèmes, serrer les pognes caleuses des pompiers à la sainte Barbe (quelle barbe !) et déjeuner chez les vieux de l’Ehpad entre deux quintes de toux grasses et sonotones qui sifflent…

Putain, y a pas de justice, merde.

Quelqu’un se dévoue pour offrir un bouquet de violettes pour m’sieur l’maire de Neung-Neung/Beuvron ?

Publié dans : Le mur du çon | le 18 décembre, 2014 |Pas de Commentaires »

Le looser a gagné : mais quoi ?

Ca y est donc, Sarko est de retour, l’ancien Président de la République redevient président… d’un parti politique. Et pas n’importe lequel : le plus grand parti de droite, selon ses militants et cadres. Si on a bien suivi : l’homme qui s’est fait battre par François Hollande est désormais chef de ce grand parti à l’avenir prometteur, pour reconstruire, rassembler, tout ça. Bref : pour faire ce qu’il n’a jamais réussi à faire. Génial, non ? Quant on se souvient qu’il avait pourtant dit la main sur le coeur en 2012 : « vous n’entendrez plus jamais parler de moi. » On a du mal comprendre, ou ne pas prier assez, qui sait ? Ou être pris pour des cons : sûrement.

Dans le Loir-et-Cher, ils sont nombreux, les ravis de la crèche – c’est la saison -  à commencer par le fabricant de moutarde forte Guillaume, prince de Sologne et chef du courant la Droite forte. Et président de l’UMP du 41. Accessoirement maire de Neung-sur-Beuvron, 1200 âmes grises.

Mais ils sont aussi enthousiastes qu’une bordée de dindes à l’approche des fêtes de Noël ! Et probablement aussi déconnectés de la réalité des Français – et des Loir-et-Chériens - que ce pauvre Chatel lorsqu’il a voulu voter électroniquement samedi 29 novembre (à voir sur le site de BFM TV, son « erreur de connection » lu sur l’écran de son PC est un grand moment !).

Au château central, chez le roi Merlin Momo l’enchanteur (qui raconte tout le temps de si belles histoires à dormir debout), on ne va sûrement pas tarder à faire les comptes, les flingues sur la table, au cas encore probable où certains – et certaines – n’auraient pas encore compris de quoi il retourne. Alliances, mésalliances, unions de circonstances : 2015, année électorale. Et deux fois s’il vous plaît ! Des élections qui s’annoncent déjà boudées par les électeurs, qui ne croient plus en rien et sûrement pas les politiques.

Mais vivement le 8 décembre au soir, qu’on nous dévoile les listes des fameux candidats « Union pour le Loir-et-Cher » dans la perspectices des élections départementales de mars prochain. Le 8 décembre, c’est la fête de l’Immaculée conception*. Pour Sarko comme pour beaucoup dans le Loir-et-Cher, ils sont loin, très loin de l’être, immaculés dans leurs conceptions.

* la vierge Marie enceinte de Jésus par l’opération du saint Esprit, pour ceux qui auraient raté un épisode.

Publié dans : Quel merdier... | le 30 novembre, 2014 |Pas de Commentaires »

Pension alimentaire

Certains « amis » du cercle très proche de Momo le king ont reçu, le 19 novembre, un sms les invitant à aller lire la page 4 de la N.R, Pravda locale. Pour ceux qui ne la lisent jamais – ils sont nombreux – la page 4 c’est la page des « faits div » : procès, arrestations, accidents de la route, cambriolages, contrôles routiers bref : la bonne putasserie qui fait vendre.

Or ce 19 novembre-là, en page 4 de la Nounou, s’étalait sur 4 colonnes – excusez du peu – le récit du procès en correctionnelle d’un maire du département rattrapé avec des arriérés de pension alimentaire non versée à la mère de sa fille (aujourd’hui âgée de 15 ans). L’homme est maire de Villedieu-le-Château, au fin fond du département. 400 âmes dans le bourg. J-Y Narquin (c’est son nom) n’est pas un inconnu : frère de Roselyne Bachelot-Narquin, il s’est illustré dans un passé récent aux legislatives 2012 sur la même circonscription que le Seigneur du Vendômois, prince du Perche. Outrage suprême, il l’avait fait épingler pour avoir diffusé dans la presse locale des placards de pubs pour la collectivité territoriale dont il est le président, avec sa trombine en photo (début 2012). En pleine période de réserve – les législatives approchaient – il avait été invité à rembourser de ses deniers les dites pubs, qui avaient été payées par la collectivité. Gageons que ce vieux renard des surfaces avait gardé dans un coin de sa mémoire une revanche à prendre sur Narquin le fêlon. Soutenu par le « Rassemblement bleu marine » (FN), attaché parlementaire du député européen FN Bernard Monot, le maire de Villedieu-le-Château a en effet tout du diable infréquentable.

Et voilà que, sur un plateau, la justice lui amène sa tête payée au tribunal pour une affaire d’ordre privée : le non versement, pendant des années, de la pension alimentaire qu’il devait à sa fille et son ex-femme. Ce qui n’est pas bien, entendons-nous. Mais le pauvre bougre, croyant probablement ne jamais être démasqué, avait organisé son « insolvabilité » de façon à s’assurer qu’on ne pouvait pas lui réclamer les sommes. Sans avocat au tribunal le 18 novembre dernier – funeste 18 brumaire – il a écopé de 6 mois avec sursis et doit rembourser une somme conséquente. Bref. Passons. Affaire privée d’un homme sans doute pas très habile.

Mais n’est pas le diable en personne qui veut. Il fallait encore que certains dansent autour de son cadavre, comme des charognards à l’affût du sang à peine séché.

Franchement, c’est veule. Se réjouir d’un pareil coup, c’est la double peine. Mais c’est surtout aussi un coup à se demander si celui qui se gausse des malheurs de Narquin s’il les paie, lui, ses pensions alimentaires…  Car il en a trois – dont deux étudiants. Ca coûte cher les étudiants… Vous imaginez le tableau ? Saint-Momo avec des arriérés de pensions alimentaires ?

Ca vole bien bas, tout ça…

Publié dans : Affligeant | le 20 novembre, 2014 |Pas de Commentaires »

Les jeunes blésois de la ZUP en plein « doute »

Ah ! Zup alors ! C’est un coup à vous flinguer la fin des vacances de la Toussaint ce bordel ! Voilà-t-il pas que la ZUP de Blois s’embrase, depuis deux soirs (nous sommes le 1er novembre). Mais pas avec des jeunes moutards déguisés en sorcières, cirtouilles, barbouillés de toiles d’araignées ou en je ne sais quel clown à vous effrayer. Non, la ZUP s’embrase avec ses propres jeunes. Ben mince alors, comment cela est-il possible ? Un secteur si bien identifié par l’équipe municipale, la police et les animateurs sociaux ? Un si beau quartier refait à neuf-neuf ?

Affrontements avec la police, puis la gendarmerie, puis les CRS envoyés en renfort (en tout, 110 forces de l’ordre), abris bus cassés, poubelles incendiées, voitures brûlées : les 50 jeunes (« à tout casser ») s’en donnent à coeur joie. L’un d’eux en a même perdu un oeil dans la bataille. Des policiers sont blessés. Les cailloux volent bas ces temps-ci… Place Lorjou, rue de Tourville, avenue de France, et l’épidémie s’étend jusqu’au quartier Quinière, dont les habitants ont fait savoir il y a peu à Monsieur l’maire combien ils en avaient raz-le-bol, des incivilités et tout le bazar. Ca ne va pas arranger la sauce cette histoire…

Au départ pourtant, rien que de très anodins rodéos en motos et voitures aux pneus crissants et moteurs hurlants dans les rues. De quoi troubler la tranquilité des riverains de cette ZUP si tranquille depuis l’arrivée « aux affaires » (comme il dit) de Monsieur l’maire Marc Gricourt. A sa défense, il n’a pas ménagé sa peine, ni les gros sous : plan de rénovation urbaine à tout péter. Réabilitation de bâtiments, ouverture d’une salle de spectacle toute neuve (Jorge Semprun), et de la « maison de Bégon » (inaugurée en grande pompe récemment), installation d’une médiathèque Maurice-Genevoix : la culture, c’est-y pas ce qu’il faudrait à tous ces jeunes désoeuvrés pour qu’ils cessent de faire du bruit avec leurs deux roues ?

C’est ça : la culture ! Le RSA ne suffit plus depuis longtemps pour se payer montres et fringues de marques, alors le désoeuvrement, l’oisiveté entrainent les chamailleries avec le voisinage, et tant qu’on y est, la police, la culture n’empêche pas le sport, de temps en temps… La culture… Mais bon sang mais c’est bien sûr, Monsieur l’maire a même pensé à tout !

Encore un peu de patience,  jeunes « Zupistes », bientôt vous pourrez, grâce à la formidable passerelle de la gare, aller vous détendre et vous cultiver un peu à la … Fondation du Doute ! Génial, non ? Parce que c’est ça, le must de la culture à Blois : la niaiserie (pour rester poli, car sinon…) des mots à la con de Monsieur Ben – artiste de cour – et son « fluxus » sceptique comme une fosse commune.

Et tant que vous y êtes, s’il vous reste un peu d’essence dans un jerrican, ne soyez pas traversé par le doute…

Publié dans : Actualités | le 1 novembre, 2014 |Pas de Commentaires »

Bal tragique dans le Val de Cher – Controis : 1 mort

Jean-Luc et Jean-Marie sont dans un bateau, sur le Cher. L’un d’entre eux tombe à l’eau : qui l’a poussé ?

Les élections cantonales qui se profilent à l’horizon de mars 2015 vont faire un mort politique dans le Val de Cher – Controis. Par le truchement et le « tripatouillage » (sic) du redécoupage des cantons, Jean-Marie Janssens (maire de Montrichard, conseiller général) et Jean-Luc Brault (maire de Contres, président de la communauté de communes, conseiller général) se retrouvent en concurrence. Car à moins que l’un des deux ne se les coupe, la parité demandée par le nouveau mode d’élection (un gars, une fille) ne laisse pas la place aux deux prétendants masculins, que tout sépare ou presque.

Sur la balance, au poids, Brault semblerait avoir un avantage. L’âge aussi : 65 pour Jean-Luc. 62 pour Jean-Marie. Question brushing, Janssens a une longueur d’avance, et le poil brillant. Question grande gueule, là Brault prend de l’avance pour un bon nombre de décennies. Question sympathie, Janssens est le champion toutes catégories. Mais les comparaisons s’arrêtent là. Le bal des petites phrases assassines a commencé, dans le style « moi je bosse au lieu de couper des rubans et d’être sur toutes les photos » (le maire de Contres). « Avant de couper les rubans, il il y a un gros travail de fond sur les dossier » (le maire de Montrichard). Le bal des faux-culs aussi, a commencé, et gageons qu’il ne va pas faire bon traîner au « château » de la place de la République à Blois, dans un bureau du 1er étage qui donne sur la cour de la préfecture… Les cendriers vont voler bas…

Cela dit, l’hôte des lieux, le Président Momo Ier, devrait se méfier car ses deux petits protégées pourraient bien passer à la trape, à la faveur d’une abstention record et d’un FN toujours en emuscade qui a réalisé de bons scores aux dernières européennes. Il pourrait y avoir trois cocus fin mars, et un mort une semaine après à la présidence du département.

« Le plus lourd c’est Brault. Le plus dangereux c’est Brault. Le plus c.. c’est Brault. L’autre c’est Janssens ». Le maire de Contres serait en effet beaucoup plus nuisible hors de la majorité départementale, fort d’une légitimité assise sur son fief économique du Controis, construit pierre par pierre à la force du poignet. Mais Momo-le-bon osera-t-il poignarder son plus fidèle représentant à tous les coupages de rubans et A.G du département ? Derrière son air bonhomme, Janssens n’oublira sûrement pas ses origines paysanes d’éleveur de vaches. Quand on a mis son bras dans le derrière d’icelles la nuit pour les aider à vêler, on est paré pour éviter tous les coups tordus qui sentent la m…

 

Publié dans : Quel merdier... | le 5 octobre, 2014 |Pas de Commentaires »

Le prince de Sologne en fait-il trop ?

Guillaume Peltier, prince de Sologne et roi des plateaux télé de chaînes « tout info », ne cache pas son envie de voir revenir Nicolas Sarkozy à la fois à la tête de l’UMP et au sommet de l’Etat. Il y croit dur comme fer, juré craché si je ments je vais en enfer. A qui veut bien l’écouter, il claironne partout qu’il fait partie du petit cercle de jeunes générations, de « nouvelles têtes » (à claques ?) qui entourent déjà l’ex-président de la République dans sa reconquête du parti. Il était sur le plateau de France 2 le 21 septembre dernier (dans l’ombre) lors de l’interview avec Laurent Delahousse. On l’a vu au meeting du Pas-de-Calais quelques jours plus tard, sur la tribune, avec ses binocles de personnage sortant tout droit du « Petit Nicolas ». On l’a entendu chez Bourdin de RMC, bref : il est partout.

Sarkozy, pas encore revenu, jamais vraiment parti, sur le mode « j’ai changé » (de quoi ? Pas vraiment de chemise ni de costume, il est habillé pareil depuis 2007…) : Sarkozy, « du pareil au même » donc, magasin de fringues pour enfants de moins de 12 ans. Mais Guillaume de Sologne y croit, lui, à ce retour. Acte I : faire main basse sur l’UMP, et cesser l’acharnement thérapeutique en passant à l’accompagnement du mourant. Acte II : une fois le hold-up réalisé, changer le nom du parti, changer tout, ripoliner l’UMP à la sauce reconquête de l’Elysée pour 2017, et jouer la balle au centre (si ce dernier se décide un jour à décider quelque chose…), en allant aussi flirter sur la droite de la droite, à savoir l’extrême droite. En cela, reconnaissons-lui ce défi jamais vu sous la Ve République d’essayer de reprendre le pouvoir suprême après une défaite. Car oui, c’était bien, en mai 2012, une défaite, et pas : « j’ai failli gagner ».

Mais il y a encore loin de la coupe aux lèvres, et comme le dit A. Montebourg (vice champion du prix de l’humour politique 2014) : « Oui je pense qu’on peut croire à un retour de Nicolas Sarkozy. Avec des menottes ». Et Guillaume, lui, dans tout ça ? Il est sur tous les fronts. De la mairie de Neung-sur-Beuvron (combien de divisions ?), aux futures élections régionales en passant par les cantonales de mars prochain et la présidence de l’UMP de Loir-et-Cher et la communauté de communes, le Prince de Sologne allume tous les feux sur la gazinière pour y placer toutes les casseroles possibles. Espérant qu’elles ne soient pas celles de son mentor, et qu’au moins une d’entre elles soit bonne à sortir du feu par opportunisme dans le courant de l’année prochaine, voire en 2017.

Comme souvent, il en fait trop, mais ce n’est finalement pas ça le plus inquiétant pour lui. Le plus inquiétant c’est qu’il peut se retrouver à poil à la fin de cette foire d’empoigne qui s’annonce dans les 31 mois qui viennent (31 mois ! Quelle condamnation !). Car Sarkozy président, c’est loin, très loin d’être acquis.

Il pourra, le cas échéant, aller se rhabiller chez « DPAM », Du pareil au même… Dans du 12 ans.

 

Publié dans : Actualités | le 4 octobre, 2014 |Pas de Commentaires »

Lécher la vitrine de Christelle Ferré

Pouvait-on faire confiance et prendre le risque d’élire, à Blois en mars dernier, une candidate qui range si mal ses affaires ?

C’est la question que le citoyen blésois se pose chaque fois qu’il passe devant la vitrine de la permanence électorale de Mme Christelle Ferré, rue Porte-Côté à Blois. Cela fait 5 mois que les élections municipales ont soufflé leurs cierges, que l’affaire est pliée – d’ailleurs elle l’était avant même que le rideau s’ouvre sur la comédie – et Christelle Ferré n’a pas changé d’un pouce sa vitrine de permanence électorale.

 

ferré

 

L’infirmier Gricourt, en costume gris de l’ex-blouse blanche, grand timonier de la com’ municipale, a lui affiché la couleur assez rapidement après avoir réinstallé ses cartons dans l’ancien évêché. Il a quand même laissé l’enseigne (« Blois en toute confiance ») et sa photo, moins imposante que sa voisine du centre, orne toujours l’ancienne boutique de jouets en bois sise dans la rue sus-citée. Louons cet effort d’effacer les traces du passé, et d’offrir un commerce vacant de plus au chaland blésois.

 

gricourt

 

Mais Christelle ! L’Union pour Blois ! Et ce portrait tout en blondeur et z’yeux bleus qui nous scrutent ! Ma concierge qui passe devant chaque jour me disait avant-hier : « Aimer le lèche-vitrine à se point, s’est à se demander ce qui se passe derrière la porte de cette permanence électorale… »

« Imaginez-vous une maison close, lui demandais-je un peu polisson ? »

« Ah ! Pourquoi pas en effet ! » répondit-elle, l’oeil goguenard et la bave au coin des lèvres.

M’enfin quand même, imagine-t-on donner les clés de la ville à quelqu’un qui prend si peu de soin à effacer les traces de sa défaite – même si icelle est entrée au conseil municipal ? A moins qu’elle ne laisse la vitrine en prévision de la prochaine échéance électorale en 2020 ?

Si encore elle avait installé une affiche indiquant des soldes, là oui, on se serait peut-être bousculé pour lécher la vitrine de cette maison close…

 

Publié dans : Étonnant | le 4 septembre, 2014 |Pas de Commentaires »

Momo zappe l’arrivée du préfet

La rentrée politique commence fort : le 1er septembre, Yves Le Breton, nouveau préfet, inaugurait ses premiers chrysanthèmes place de la République à Blois. Un traditionnel dépôt de gerbe au monument aux morts.

Sur la place, autour de lui, le maire de Blois Marc Gricourt, le député Denis Robilliard, le sénateur-maire de Romorantin Jeanny Lorgeoux, la sénatrice Jacqueline Gourault, la conseillère régionale Karine Gloanec-Morin. Et c’est tout. Ah bon ? Mais… où étaient les deux autres députés, Momo Leroy et Patrice Martin-Lalande ? Aux champignons sans doute… Le premier n’avait pourtant pas beaucoup de chemin à parcourir pour venir : une rue à traverser. Quant au second, il préparait peut-être ses bottes pour la chasse dans une des propriétés de sa circonscription.

Il s’agissait probablement de se « venger » du limogeage du précédent préfet, avec lequel le président du CG était cul et chemise, plus dans sa ligne politique… (du fait notamment de son passage au cabinet de Roselyne Bachelot, ministre en même temps que lui sous Sarko). D’ailleurs, lors de son pot de départ, via les bouches décousues habituelles – canal historique -  Momo a efficacement distillé la rumeur selon laquelle le président d’Agglopolys, Christophe Degruelle (l’autre roi de Loir-et-Cher), étrangement absent à la préfecture ce jour-là, serait à l’origine de sa mise au placard. Pas impossible, vu qu’il a le bras aussi long que le cumul de ses fonctions, et les petits émoluments qui vont avec… C’est en tout cas ce que les bouches d’or à la langue aussi bien pendue que chargée ont laissé entendre à tire larigot. Le roi Degruelle dans son palais de la rue Honoré de Balzac a du avoir de sérieux acouphènes !

Ah ! les petits potins… C’est sans doute ça, les « valeurs républicaines » : petites vengeances et perfidies, entre gens de bonne compagnie naturellement. Faites ce que je dis, mais surtout pas ce que je fais. Ça nous manquait finalement, après la torpeur estival, sorte de trêve des cons-faiseurs malgré eux.

Qu’ils se rassurent, c’est une constante : les absents ont toujours tort !

Publié dans : Costaud, la boulette ! | le 3 septembre, 2014 |Pas de Commentaires »

Quelques mots de présentation

Bonjour, voici un nouveau média alternatif loir-et-chérien. Sur ce blog vous trouverez des notes, aphorismes et pensées diverses qui jailliront de l’actualité locale, souvent riche en rebondissements en tous genres.

Avec élégance, parfois. Avec ironie, souvent. Avec cynisme, quand il le faudra, sans hésitation.

Le Blésois déchaîné sera alimenté à périodicité irrégulière.

Merci de votre visite et… à bientôt !

Publié dans : Édito | le 3 septembre, 2014 |Pas de Commentaires »

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